Dans notre quête de réussite financière, on se concentre souvent sur le "combien" : combien j'ai gagné, combien j'ai épargné. Mais en Islam, la question la plus importante est le "comment".
L'argent a une dimension spirituelle. S'il est acquis de manière licite, il est source de bénédiction. Mais s'il est mélangé à l'usure (le riba), il devient une cause de perte, ici-bas et dans l'au-delà.
Une mise en garde terrifiante dans le Coran
Le riba n'est pas un simple péché mineur. C'est l'un des rares péchés pour lequel Allah a déclaré une guerre.
Allah dit dans le Coran :
« Ô les croyants ! Craignez Allah ; et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants. Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part d’Allah et de Son messager. »
(Sourate Al-Baqarah, versets 278-279)
Ce verset suffit à lui seul à faire trembler le cœur du croyant. Imaginer être en guerre contre le Créateur des cieux et de la terre montre la gravité extrême de l'intérêt bancaire ou des prêts usuraires.
Tout le monde est concerné
On pense souvent à tort que seul celui qui prête avec intérêt (la banque) est en faute. Or, le Prophète ﷺ a été très clair : participer au système, c'est partager le péché.
D'après Jabir (qu'Allah l'agrée) :
« Le Messager d'Allah ﷺ a maudit celui qui consomme l'usure, celui qui la fait consommer, celui qui l'écrit et ses deux témoins. » Et il a dit : « Ils sont tous pareils (dans le péché). »
(Rapporté par Muslim, n°1598)
Ce hadith authentique nous apprend que la responsabilité est collective. Celui qui signe le contrat, celui qui en profite et celui qui valide la transaction sont tous touchés par cette malédiction (l'éloignement de la miséricorde d'Allah).
Riba vs Baraka : deux opposés
Le site s'appelle Build Baraka pour une raison. La baraka, c'est l'augmentation du bien et sa stabilité. Le riba, c'est tout l'inverse.
Allah nous donne une équation financière divine :
« Allah anéantit l'intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. »
(Sourate Al-Baqarah, verset 276)
L'usure donne l'illusion de l'abondance (les chiffres augmentent), mais elle retire la bénédiction : l'argent part dans des problèmes imprévus, la santé se dégrade, ou l'argent ne procure aucun bonheur.
À l'inverse, l'aumône et le commerce honnête, même s'ils semblent diminuer le capital visible, apportent une croissance réelle et durable.
Conclusion
La finance islamique n'est pas juste une "alternative", c'est une nécessité pour protéger sa foi.
Se débarrasser du riba demande parfois des sacrifices et de la patience, mais la promesse d'Allah est vraie : celui qui délaisse une chose pour Allah, Allah la lui remplace par quelque chose de meilleur.
Purifions nos revenus pour qu'ils soient une source de lumière et non un fardeau.

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